« “Dégage” : Le mot a voltigé de la Tunisie au Caire et jusqu’aux rives du golfe persique : les révolutions arabes auront plus fait pour la francophonie en quelques semaines, que mille institutions en cent ans – ce dont on se fout un peu beaucoup, mais le fait que la langue de la révolte s’invente des mots en dehors du sabir de l’empire (l’english de survie) montre sa capacité à s’universaliser, et à s’appuyer sur un imaginaire non contrôlé. “Dégage” sera bien entendu le prochain mot d’ordre des mouvements sociaux, de Roma à Paris, du plateau de Millevaches au Val de Suse, du Panthéon d’Athènes à l’Alexanderplatz. »
- Serge Quadruppani, « Pour le droit d’ingérence des peuples arabes en Occident », Zélium #2.
